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Yanni Kin, écrivain et éditeur
Né à Saint-Quentin (Aisne), en France, Yanni Kin émigre au Québec à l'âge de 12 ans. Ses parents s'installent dans la région Chaudière-Appalaches, et c'est à Montmagny qu'il passe son adolescence. Ne pouvant renier totalement ses origines, Yanni Kin se défend néanmoins d'être français et se plaît, encore aujourd'hui, à dire que « l'on ne choisit pas où l'on vient au monde ». Si tel avait été le cas, c'est en sol québécois qu'il aurait choisi de voir le jour, affirme-t-il, puisqu'il se sent profondément enraciné dans la culture québécoise. S'il se défend bien de prendre position pour quelque parti politique que ce soit, et ce, depuis plus de 20 ans, dégoûté qu'il est de la corruption qui règne au sein de chacun d'eux, il ne se gêne pas néanmoins pour dénoncer ouvertement l'hypocrisie, la malhonnêteté, la soif de pouvoir et la cupidité des politiciens. Militant indépendant, il tente, à sa façon, d'éveiller les consciences. D'abord individuelles, et collectives ensuite. Le respect de soi est, quant à lui, l'élément de base, propre à chaque individu, pour éviter l'asservissement moral et l'esclavagisme patronal. La fierté d'être est, à son sens, le facteur essentiel pour éviter ou contrer la servitude d'un peuple. Déplorant l'engourdissement moral, intellectuel et social qu'il constate, en général, au sein d'une société qui lui semble devenue mollasse, il a fait de l'écriture son arme de prédilection. Et comme il ne manque pas de munitions, utilisant les mots pour monter aux barricades ou encore pour défendre ses convictions, gare à ceux qui tentent de lui barrer la route! On dit, parfois : « Dis-moi qui tu aimes, je te dirais qui tu es. » Relativement à ce dicton, bien qu'il n'ait ni idole, ni même de modèle à proprement parler, Yanni Kin entretient une admiration sans borne pour monsieur Pierre Falardeau et madame Louise Arbour, deux personnages qui lui apparaissent comme les porte-drapeaux d'une société qui se doit de se montrer valeureuse et humaniste.
Si ses « souliers ont beaucoup voyagé », ses mains comme sa tête ont tout autant, sinon plus, travaillé dans divers domaines, tous très différents les uns des autres. Son dernier métier, en technique de laboratoire dentaire - pourtant rémunérateur et lui assurant une certaine stabilité financière -, ne lui laisse pas le loisir d'écrire. Il décide donc, à 42 ans, de tout plaquer pour se consacrer uniquement à l'écriture. En 2002, il publie son autobiographie, Regarde-moi, maman! chez Lanctôt Éditeur, puis, en 2006, un essai à saveur pamphlétaire, Ragoût d'pattes de cochon. La même année, sous sa direction, un collectif rassemblant 55 auteurs d'un peu partout au Québec voit le jour, dans le but d'amasser des fonds pour la cause des sans-abri. C'est ainsi que près de 3 000 $ sont offerts à un organisme qui leur est dédié, grâce à la générosité d'auteurs sensibles à la cause. Cette dernière activité permet également à son promoteur de découvrir le plaisir qu'il retire à mettre le talent des autres en valeur, à la suite de quoi germera dans son esprit l'idée de mettre sur pied sa propre maison d'édition.
À 48 ans, Yanni Kin a enfin trouvé sa voie en se donnant les moyens d'unir le plaisir d'écrire avec celui de lire, en passant par la satisfaction de mettre sa passion de la littérature au service des auteurs et du public en général.
Votre humble serviteur vous salue. Au plaisir de vous publier ou de vous offrir de bons moments de lecture!
Yanni Kin Éditions Libre Delire
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